Séjour Rome 2019

VOYAGE à ROME : du 10 au 13 février 2019
Les latinistes de 3eme étaient encadrés par M. Schneider et M. Kempf

 

La pluie tombait avant notre arrivée. Elle cessa le temps de notre séjour  puis reprit à notre départ… Il fallait au moins ça pour supporter le camping en plein cœur de l’hiver. Une fois encore, les dieux nous étaient favorables et dès que nous eûmes déposé nos affaires au camping, nous partîmes flâner dans le Transtevere, comme de vrais Romains du XXIème siècle. Les garçons hésitèrent à acheter un ballon de basket mais le camping leur en fournit un, ce qui leur permit de se dégourdir les jambes et de se mettre en appétit pour un premier plat de… pastas !

Dès le lendemain, les choses sérieuses commençaient : Le Forum, le Colisée, l’arc de Constantin, l’arc de Titus, la Voie Sacrée. Malheureusement, une carte d’identité égarée entraîna un léger contretemps et nous dûmes réaménager notre emploi du temps. En fin de journée la carte d’identité réapparut comme par enchantement et nous nous félicitâmes de ne pas avoir entrepris de démarches auprès du consulat. Tout le monde était fatigué : les portables s’alarmaient du nombre de nos pas anormalement élevé et nous étions un peu sonnés par la longueur des trajets en bus…

Le deuxième jour, nous étions attendus à la villa Médicis. Nous patientâmes sagement sur les marches de l’escalier de la place d’Espagne jusqu’à l’heure de notre visite. Enfin, nous franchîmes la porte de cette Académie et la guide sut nous parler avec passion des lieux et de ses célèbres occupants : Messaline, Lucullus, les Médicis, Ingres et son violon, le peintre Balthus. Une exposition était en cours d’installation : un parterre de gravier blanc disposé selon la forme d’un cerveau ouvert en deux et posé à plat, œuvre des époux Poirier, figures de l’art contemporain. Nous nous demandâmes par ailleurs s’il était judicieux de représenter des papillons de suie dans les superbes caissons des appartements de la villa. Eternel débat entre les Anciens et les Modernes…

Nous visitâmes également Saint-Pierre-aux-liens, en admirâmes les colonnes et le Moïse sculpté par Michel-Ange. Autour du Panthéon, nous sourîmes devant cet éléphant à la trompe démesurée portant sur son dos un obélisque, chef-d’œuvre douteux de Bernini dont nous préférâmes la modeste Barccita, la fontaine en forme de barque, en bas de la place d’Espagne, témoignage d’une crue exceptionnelle, autour de laquelle se pressent les touristes

Le dernier jour fut consacré à la basilique Saint-Pierre. IN HANC PETRAM ECCLESIAM MEAM AEDIFICABO. Les inscriptions latines étaient légion : sur les portes, les arcades, les obélisques. Pendant que certains se régalaient, d’autres refaisaient le match de la partie de basket disputée la veille ou tentaient de réveiller l’un de leurs camarades encore tout foudroyé d’un regard échangé… Visite du Château-Saint-Ange – d’abord Mausolée d’Hadrien puis devenu prison, un dernier regard sur la courbe saumâtre du Tibre. Tempus fugit, il est temps de rentrer : le bus nous attend. L’avion et les parents aussi.